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Plusieurs types de rencontres sont possibles avec le public : simple présentation du spectacle, rencontre brève et fantaisiste (avec la parade de la compagnie autour de Pétrouchka) mais aussi, lorsque le temps le permet, des ateliers courts, voire des actions au long cours... Les rencontres/atelier « La fabrique de Pétrouchka » « La fabrique de Pétrouchka » est une petite forme participative animée par François Salès à destination des plus (ou moins !) jeunes. Elle permet à chacun de découvrir l'intrigue grâce à des accessoires symboliques et une mise en situation... en musique bien sûr ! « Hary Janos, derrière le miroir » : Un binôme instrumentiste/comédien permet au public de faire connaissance avec le personnage fantasque de Hary Janos dans une ambiance hongroise grâce à quelques morceaux choisis de Kodaly et d'Europe de l'Est. L'atelier est participatif et permet ainsi à chacun de s'approprier l'univers du compositeur. « Au chœur d'Hary Janos » La compagnie propose aux choeurs et aux Ecoles de Musique de se frotter aux deux extraits de chœurs utilisés dans le spectacle. L'objectif : après un court moment de répétition avec la compagnie (les morceaux sont travaillés en amont) les chanteurs amateurs seront intégrés au public et entonneront ces chœurs de leur place en compagnie des musiciens, créant ainsi un effet de surprise dans l'esprit de la convivialité du café. Actions au long cours « C'est dans la Boite » Pour faire écho au spectacle de La Boite à Joujoux programmé dans le cadre Rencontres Musicales de Savoie, le Piano Ambulant propose à l' EIM&D (Ecole intercommunale d'Albertville) un projet autour de la transcription et du rapport image/musique. L'objectif du projet est de sensibiliser les élèves à une approche atypique de la musique classique, de travailler plus précisément le rapport image/musique et de conjuguer la rencontre artistes/enfants et la pratique. Le matériau pour ce travail de sensibilisation à la transcription et au rapport musique/image prend pour base un travail de François Salès intitulé Danses des poupées. 6 courtes pièces pour piano de Chostakovitch sont associées à des courts-métrages originaux de 1 à 2 minutes réalisés par François Sales à partir d'archives de propagande de l'ex-URSS. Les ateliers sont articulés autour de trois rencontres destinées :
Les brigades d'intervention poétique Mises en place en collaboration avec les conseillers pédagogiques de l'Arbresle (sur un idée de Pascal Brissaud), ces Brigades d'Intervention poétique sont composées d’un à deux artistes, comédiens ou musiciens. Leur mission : donner à entendre un poème et/ou un extrait musical par jour dans les écoles maternelles et élémentaires intéressées. Les comédiens entrent dans la classe, jouent et repartent avant de revenir le jour suivant ; cette visite impromptue se répète sur les 4 jours de classe d’une même semaine. Les élèves ne sont pas prévenus de la visite des comédiens, ni de leur identité ou fonction, ceci afin de préserver la magie du moment. Aucune explication n'est donnée afin de favoriser l’interprétation libre.Le dernier jour, il est enfin possible de dévoiler une part du mystère. Les comédiens se prêtent alors volontiers à une discussion informelle avec les enfants. Notre fil rouge : « La musique de la poésie ou la poésie de la musique »
Afin que vous puissiez vous en faire une représentation, voici quelques idées proposées par les musiciens de la Cie pour La Brigade d’Intervention Poétique en suivant le fil rouge « la musique de la poésie ou la poésie de la musique ». Au programme, diverses pièces musicales ou poésies qui mettent tour à tour en évidence la musicalité des mots, l’univers poétique que peut installer une pièce musicale ou encore les jeux d’interférence entre les deux. Parmis celles-ci : Antoinette Lecampion, violoniste, et Jessica Pognant, comédienne, proposent un étrange bestiaire composé de courtes poésies invraisemblables du poète Jacques Roubaud qu'elles ont tissées avec des bribes de caprices de Paganini. Effet déconcertant garanti. Jessica Pognant et françois Salès, hautboïste, racontent les étranges métamorphoses de la mythologie antique, l'une par l'intermédiaire du poète Ovide, l'autre par celui du compositeur Anglais Benjamin Britten. Le comédien Marc Feuillet donne des poèmes de Ghérasim Luca, poète de langue française d’origine roumaine connu pour son travail sur les sonorités du langage. Les mots sont répétés, transformés, traités à la manière de sons musicaux. Ghérasim Luca crée ainsi une langue ou l’on ne sait plus si le sens précède le son ou lui succède, ouvrant la voie à une infinité de combinaisons possibles, de jeu sonores et poétiques avec les élèves. Lors d’une autre séance Marc Feuillet propose une courte séquence de slam. Cet art jouant lui aussi, sur un registre différent, des combinaisons de sens et de sons. « Les mots sont allés » est une pièce pour violoncelle seul que Luciano Berio à écrite en 1979 en Hommage à Paul Sacher, grand chef d’orchestre et mécène. L’indication donnée à l’interprète pour l’exécution de cette pièce est « Intime, comme en parlant ». Le compositeur traite le langage musical comme le langage parlé, il recherche le rythme et les intonations de la voix. « Les mots sont allés » est une œuvre construite selon un principe de déconstruction ou le motif principal (construit sur les notes représentées par les lettres S A C H E R) peu à peu transformé, transposé fini par disparaître. L’écoute des élèves sera mobilisée par la recherche de ce motif musical qui aura été mémorisé pendant le début de l’intervention, le motif finissant par réapparaître pour signer la fin de la pièce.
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