le piano ambulant
compagnie de musiciens classiques itinérants

remorque-scène

 

« la musique souvent me prend comme une mer »

C. Baudelaire

L’étymologie du mot désir est peut-être ce qui dira le mieux ce que rêve d’être notre travail.
On dit de celui qui « considère » les choses qu’il est « con-sidera » : avec les étoiles. Celui en revanche qui est dans le « de-siderata », dans le « désir », c’est celui qui est privé d’étoiles : comme un marin sous un ciel nuageux, il n’a plus de chemin assuré.
Face à une partition il est deux attitudes : celle de considération, qui offre le regard d’analyse, historique et esthétique. Position indispensable qui pourtant jamais n’étouffe cette autre voie si puissante : celle de désir. La musique lève en nous ivresse et exaltation. C’est ce chemin-là et nul autre qui conduit la construction de nos spectacles, ce chemin de désir où il n’y a plus d’étoile pour se guider. Et c’est ainsi que la musique nous conduit vers des rivages imprévus : poésie, vidéo, sculpture, photographie, improvisation, installation entrent dans la ronde intenable des partitions.


photo : Véronique Salès